Optimisation de flotte : différentes pratiques simples pour atténuer l’impact de la hausse des prix du carburant

Dans un contexte économique où chaque virage et chaque kilomètre comptent, les entreprises font face à un défi majeur : la volatilité incessante des prix du carburant. A mesure que les coûts du carburant augmentent, la pression sur les gestionnaires de flotte pour maintenir l’efficacité opérationnelle et réduire les dépenses atteint des sommets sans précédent. C’est pourquoi, cet article explore plusieurs astuces pour permettre aux entreprises de maîtriser les coûts carburant et naviguer avec succès à travers les eaux agitées de la hausse des prix. 

Limiter la marche au ralenti des moteurs 

La marche au ralenti inutile des véhicules consiste à laisser le moteur tourner même lorsque le véhicule est stationné. Cette marche représente un gaspillage de carburant conséquent. Pour les véhicules moyens à lourds, qui constituent la plupart des flottes professionnelles, une marche au ralenti de seulement 15 secondes consomme plus d’énergie que le redémarrage du véhicule. Sa limitation peut alors constituer une stratégie efficace pour atténuer l’impact de la hausse des prix.

Comme dit précédemment, la marche au ralenti des moteurs contribue significativement à la consommation de carburant, surtout lorsqu’elle est prolongée. En limitant cette pratique, les gestionnaires de flottes peuvent réduire la quantité de carburant consommé par leurs véhicules, ce qui se traduit par des économies directes sur les coûts de celui-ci; mais maintient également la rentabilité de la flotte. D’une autre manière, cette stratégie contribue également à réduire les émissions de gaz à effet de serre, ce qui s’aligne sur les objectifs de durabilité et renforce la responsabilité environnementale de l’entreprise. 

Préférer des vitesses modérées et des freinages progressifs

Souvent, privilégier la régularité à la vitesse peut avoir un impact considérable sur la réduction des coûts de carburant. Selon l’Ademe, une conduite souple peut entraîner une diminution de la consommation de carburant de l’ordre de 20% sur les routes et de 40% en milieu urbain. Il est donc dans l'intérêt des entreprises de transport d’adopter une conduite plus modérée et anticipative, en limitant les accélérations brusques et les freinages soudains. 

D’une autre façon, établir des limites de vitesse internes peut encourager une conduite plus modérée. Les véhicules roulant à des vitesses modérées consomment moins de carburant, offrant ainsi une économie financière tout en réduisant l’impact environnemental. 

Ces efforts se révèlent d’autant plus rentables que l’adoption d’une conduite plus souple permet également de réduire significativement les émissions de CO2. 

Élaborer et suivre les trajets les plus efficaces.

Il est essentiel de minimiser à la fois la distance et la durée des trajets, tout en optimisant la consommation de carburant. Cela implique d'éviter les pentes abruptes, les routes moins fréquentées, les itinéraires restreints, ainsi que les périodes de ralentissement prolongé dues aux embouteillages. Une planification efficace vise également à réduire les temps d'arrêt superflus, tels que les attentes prolongées aux feux de signalisation, les péages, ou les retards liés à des travaux routiers.

La planification stratégique des itinéraires offre aux gestionnaires de flotte la possibilité de sélectionner des trajets caractérisés par la plus courte distance entre les points de départ et d'arrivée. Une distance moindre généralement entraîne une consommation de carburant réduite. Ces itinéraires tiennent compte des conditions de circulation en temps réel. En choisissant des voies fluides, les conducteurs peuvent maintenir une vitesse constante, contribuant ainsi à atténuer l'impact des fluctuations des prix du carburant, en alignement avec la solution évoquée précédemment.

Vérifier régulièrement les pneus et les véhicules

Un pneu insuffisamment gonflé accroît la résistance au roulement, entraînant ainsi une surconsommation de carburant pour le véhicule. Cette surconsommation peut varier de 2% à 10%, selon le degré de sous-gonflage. Il est donc essentiel de comprendre l'importance de vérifier régulièrement la pression des pneus, idéalement une fois par mois et toujours à froid, c'est-à-dire après avoir parcouru moins de 5 km à une vitesse inférieure à 50 km/h.

Cette pratique proactive de maintenance peut contribuer de manière significative à l'optimisation de la consommation de carburant pour les entreprises de transport. En effet, elle permet non seulement de prévenir les coûts liés à une surconsommation, mais elle offre également l'opportunité de réaliser des économies substantielles. Ainsi, en intégrant cette routine de vérification de la pression des pneus dans les procédures régulières, les entreprises peuvent efficacement améliorer leur rendement énergétique et réduire leurs dépenses liées au carburant.

Réduire le temps passé avec la climatisation ou les fenêtres ouvertes

Il faut savoir que la climatisation utilise l’énergie du moteur pour fonctionner. On peut donc comprendre que le compresseur de climatisation, qui refroidit l’air, représente une charge supplémentaire pour le moteur. Soit moins le compresseur fonctionne, moins d’énergie est prélevée sur le moteur, économisant ainsi du carburant. 

La climatisation devrait alors être utilisée uniquement lorsque cela est vraiment nécessaire, comme par temps très chud. Vous pouvez donc optimiser son utilisation et économiser du carburant lorsque les conditions le permettent. 

Alors pourquoi ne pas ouvrir les fenêtres ? 

Lorsqu’elles sont ouvertes à des vitesses élevées, cela crée une résistance aérodynamique supplémentaire, forçant ainsi le moteur à travailler plus fort afin de maintenir la vitesse. Réduire les temps avec les fenêtres ouvertes contribue à minimiser cette résistance et à économiser du carburant. 

Vaut-il alors mieux choisir la climatisation ou les fenêtres ouvertes ? 

A basse vitesse, il est préférable de rouler avec les fenêtres ouvertes afin d’être plus économe, car la résistance aérodynamique est moindre. Cependant à des vitesses plus élevées, la climatisation peut devenir plus efficace.

Alléger le chargement des véhicules

Un poids élevé crée de la résistance pour le moteur, et influe sur la consommation du carburant tandis qu’un véhicule léger nécessite moins d’énergie pour être propulsé. Moins la masse totale est importante, moins le moteur doit travailler dur pour déplacer le véhicule, ce qui se traduit par une consommation de carburant réduite. 

Pour vous en rendre compte, 100 kg supplémentaires au poids du véhicule engendre une surconsommation de 5%. 

Il est donc utile de travailler sur la charge des véhicules en coordination avec la planification des itinéraires afin de répartir les chargements de la manière la plus optimale possible. 

D’une autre part, un chargement plus léger signifie moins de contraintes sur le moteur. Cela peut prolonger la durée de vie de celui-ci et également réduire les coûts de maintenance associés. 

Conclusion

A mesure que nous plongeons dans ces diverses solutions, une chose est devenue claire : la maîtrise des coûts du carburant est non seulement une nécessité financière, mais également une opportunité d’optimisation et de croissance durable pour les entreprises. Sous ce nouvel éclairage, où innovation et efficacité se rejoignent, l'éco conduite devient une solution durable. C’est une approche de conduite automobile axée sur l'efficacité énergétique, la sécurité routière et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. L'objectif principal de cette pratique est d'optimiser la consommation de carburant en adoptant des pratiques de conduite plus économes et durables.

Sources : 

Axelle Hecquet

Axelle Hecquet

Zeloce